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PARENTALITE

L’effet Pygmalion au service des parents et des enfants

Robert Rosenthal, psychologue américain était convaincu que nos croyances avaient une influence sur nos résultats. Pour illustrer cela, il a mis en évidence deux expériences.

Avec les étudiants et les rats :
On a présenté deux groupes de 6 rats aux étudiants. On a dit aux étudiants que le premier groupe de rats est très intelligent et que le deuxième groupe, génétiquement, n’est pas exceptionnel. Les rats des deux groupent doivent parcourir un labyrinthe et trouver la sortie au plus vite. Le résultat était remarquable, les rats du groupe 1 ont réussi le test sans problème alors que ceux du groupe 2 n’ont même pas franchi la ligne de départ. En fait la répartition des rats a été effectuée par hasard. La pensée des étudiants a produit le résultat.
Après analyse, il s’avère que les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient particulièrement intelligents, leur ont manifesté de la sympathie, de la chaleur, de l’amitié ; inversement, les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient stupides ne les ont pas entourés d’autant d’affection.

Avec les enfants à l’école :
Ici les rats sont remplacés par les enfants et les étudiants par les instituteurs. Jacobson et Rosenthal se rendent dans un quartier défavoriser en prétextant qu’ils dirigent une étude pour les l’université de Harvard. Les chercheurs ont donc fait passer un QI aux enfants et ont gardé les résultats. Ils ont choisi des élèves par hasard et ont fait croire aux enseignant que selon ces résultats-là, qu’ils ont un QI supérieur à a moyenne. A la fin de l’année scolaire, les élèves concernés ont progressé et ont obtenu de bons résultats.
Cette expérience souligne qu’au cours de l’apprentissage, le rôle des attentes et préjugés des enseignants sur les résultats des étudiants engagent fortement leurs résultats.
Comme l’écrit Rosenthal, « Si des animaux considérés comme plus brillants par leurs dresseurs devenaient effectivement plus brillants grâce aux préjugés favorables de ceux-ci, cela pouvait être vrai aussi pour les écoliers ».
L’effet Pygmalion consiste à effectuer des hypothèses sur le devenir scolaire d’un élève et les voir effectivement se réaliser. Les attentes (croyances) des enseignant vis-à-vis d’un élève favorisent ses résultats.
L’effet Pygmalion peut s’appliquer sur tous les domaines de notre vie : en entreprise (les croyances du manager vis-à-vis de ses équipes) ; en couple (la perception qu’on se fait de son partenaire) ; en amitié (notre regard sur cette relation) ; en famille (nos attentes) ; avec nos enfants (croyez-vous en eux ?), c’est sur ce dernier point que je vais me pencher.

L’effet Pygmalion sur nos enfants
Lorsqu’un parent a un regard et des attentes positives sur ses enfants, il augmente leur chance de réussite. Ainsi si nous nous attendons à ce que l’enfant progresse, nous allons changer notre relation et notre communication avec lui, nous ne serons pas neutres dans le résultat obtenu.

Il nous donne le pouvoir de renforcer les comportements positifs, chez soi comme chez les autres. Il ne nous reste qu’à porter un regard positif sur nos enfants. Prendre l’habitude de se focaliser sur ce qui bien et encourager davantage.
Ce qu’il faut faire :

Imprégnez-vous de la puissance de l’effet Pygmalion
Faites table-rase des préjugés envers vos enfants
Mettez en avant les forces de vos enfants
Félicitez-les au moindre progrès
Encouragez-les avec des phrases positives

L’ennemie de l’effet pygmalion c’est le Golem.

Voici une liste de Golem :

L’effet Golem, c’est précisément l’inverse du Pygmalion, son négatif. C’est ce qui arrive lorsque l’autorité juge que vous ne pouvez pas, que votre potentiel est limité — comprenez « faible ». Sous l’influence du Golem, votre enfant estime qu’avoir son bac, c’est déjà un exploit — la mention, quant à elle, n’est même pas de l’ordre du possible.
Le Golem, c’est cette petite voix insidieuse qui lui répète, jour après jour, que ses rêves sont hors de portée. « Sois raisonnable, dit-elle, ces choses-là ne sont pas pour toi : reste donc à ta place. » (Le baiser du Golem) Sans doute pensez-vous que ce sont là de bien piètres parents et de bien mauvais professeurs.
Quelle sorte de gens sont-ils pour briser les rêves d’un gamin, pour le déclarer vaincu avant même qu’il n’ait livré bataille ? Eh bien détrompez-vous. Le Golem n’est pas nécessairement animé par de mauvaises intentions. C’est même tout à fait le contraire : le Golem est bien souvent un père protecteur, une mère inquiète ou un professeur attentionné.
Songez à ce père, à qui son fils explique qu’il veut devenir magistrat et qui, avec les meilleures intentions du monde, met en garde son petit au motif que « tu sais, nous, on est des ouvriers ; la magistrature, c’est un métier de bourgeois : ils ne voudront pas de toi. » Golem ! Et que dire de cette mère inquiète qui, parce que sa fille a la peau aussi noire que la sienne, la persuade que chercher du travail dans une banque est une perte de temps ; qu’elle n’a aucune chance et n’en tirera qu’une amère déception ? Golem !
Que penser de ce professeur qui, le service public chevillé au corps, croit rendre un grand service à son élève en l’orientant dans une de ces nombreuses voies de garage que notre Éducation Nationale d’État a aménagé pour celles et ceux qui ne rentrent pas dans son moule uniforme ? Golem aussi !
Et ceci encore : que fait ce ministre bienveillant qui, pour éviter à ses concitoyens de se confronter aux réalités du vaste monde, multiplie les subventions et les réglementations supposément protectrices ? Golem encore !
Que dire, enfin, de cette maman aimante qui, pour lui montrer son amour et l’encourager, félicite son gamin parce que ce trimestre-ci, pour la première fois, il n’est pas dernier de sa classe ? Golem toujours ! Les meilleures intentions du monde.
De l’amour et de la compassion comme s’il en pleuvait. Mais le seul résultat que vous obtenez c’est de conforter vos mômes, vos amis, vos proches et tous ceux qui vous sont si chers dans l’idée infiniment destructrice qu’ils sont limités, qu’ils doivent se satisfaire de peu, qu’ils ne peuvent pas et que leurs rêves sont voués à l’échec
Tu es vraiment, un bon à rien, on ne peut jamais compter sur toi. Tu es la seule personne à l’origine des bruits dans cette maison. Je savais que n’allais pas faire ce que je t’ai demandé. Tu es vraiment à plaindre.

Attention, c’est une prophétie auto réalisatrice.

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